The Identity Gap: One Size Fits None.

22 % des consommateurs français préfèrent encore l’ouverture de compte en agence, tandis que 21 % refusent catégoriquement d’ouvrir un compte bancaire en ligne. Voici pourquoi une intégration réussie du l’EUDI Wallet doit fonctionner pour chaque client — pas seulement pour les plus à l’aise avec le numérique.

Points clés :

  • 22 % des consommateurs privilégient encore la vérification en agence — la méthode d’entrée en relation la plus plébiscitée, devant les portefeuilles d’identité numérique (15 %).
  • Les portefeuilles d’identité numérique sont déjà la deuxième méthode préférée, alors même que 54 % des consommateurs n’ont jamais entendu parler du Portefeuille EUDI.
  • 21 % des consommateurs refusent d’ouvrir un compte bancaire en ligne, quelles que soient les conditions.
  • La seule stratégie viable à long terme repose sur une couche d’orchestration unique, capable de prendre en charge l’ensemble des méthodes de vérification et d’orienter chaque client vers celle qui lui correspond.

Dans les articles 1 et 2 de la série « ‘La fracture de l’Identité numérique’, nous avons analysé pourquoi 45 % des consommateurs abandonnent le processus de vérification d’identité, et en quoi la divulgation sélective constitue le levier d’adoption le plus puissant mis en évidence par nos données. Dans ce dernier volet, nous abordons la question concrète de la construction d’une stratégie d’intégration adaptée à l’ensemble de votre base clients.

Le Portefeuille EUDI a été conçu pour rendre la vérification d’identité plus rapide, plus sûre et plus portable. Il serait tentant d’en déduire qu’il finira par remplacer l’ensemble des infrastructures de vérification d’identité existantes. Mais cette hypothèse occulte un enseignement essentiel de notre étude. Les établissements qui bâtissent leur stratégie d’intégration sur cette conviction se retrouveront avec une solution conforme aux exigences réglementaires pour une partie de leurs clients — et un problème de conversion pour le reste.

Le rapport Enquête Consommateurs sur l’EUDI Wallet révèle une base clients bien plus fragmentée dans ses préférences d’entrée en relation que ne le prévoient la plupart des stratégies de transformation numérique. Les données ne décrivent pas un marché qui converge uniformément vers la vérification par portefeuille numérique. Elles décrivent un marché qui exigera des établissements financiers qu’ils proposent simultanément toutes les méthodes — et qui pénalisera ceux qui ne le feront pas.

La fracture de l’identité numérique: une taille unique ne convient à personne. Pourquoi votre intégration EUDI Wallet ne devrait pas chercher à plaire à tout le monde… 1

Enquête Consommateurs sur
l’EUDI Wallet 

Ce que 1 000 consommateurs français pensent vraiment de l’EUDI Wallet, et les enseignements pour tous les acteurs qui jouent un rôle dans la confiance numérique.

[Télécharger le rapport

Dans les articles 1 et 2 de la série « La Fracture de L’Identité Numérique », nous avons analysé pourquoi 45 % des consommateurs abandonnent le processus de vérification d’identité, et en quoi la divulgation slective constitue le levier d’adoption le plus puissant mis en évidence par nos données. Dans ce dernier volet, nous abordons la question concrète de la construction d’une stratégie d’intégration adaptée à l’ensembl

Comment les consommateurs souhaitent ouvrir un compte bancaire aujourd’hui

Lorsqu’on a demandé aux consommateurs quelle méthode ils préféreraient pour vérifier leur identité lors de l’ouverture d’un compte bancaire, les réponses ont été loin d’être homogènes :

  • 22 % préfèrent la vérification en agence
  • 15 % préfèrent un portefeuille d’identité numérique
  • 12 % préfèrent le téléchargement d’un document avec selfie
  • 11 % préfèrent la lecture de la puce NFC
  • 7 % préfèrent un appel vidéo avec un conseiller
  • 21 % refusent d’ouvrir un compte bancaire en ligne

Relisez ces chiffres.

La méthode d’entrée en relation la plus répandue reste l’agence physique. Fait notable : les portefeuilles d’identité numérique sont déjà la deuxième option la plus plébiscitée, alors que 54 % des répondants n’ont jamais entendu parler du Portefeuille EUDI — ce qui témoigne d’un intérêt des consommateurs pour le concept, avant même le lancement du produit. Tout aussi significatif : 21 % des consommateurs refusent de réaliser ce processus en ligne, quelles que soient les conditions. Ce chiffre constitue un signal d’alarme clair : le marché n’est pas prêt à abandonner les méthodes de vérification d’identité existantes.

La fracture de l’identité numérique: une taille unique ne convient à personne. Pourquoi votre intégration EUDI Wallet ne devrait pas chercher à plaire à tout le monde… 2

L’âge : un facteur loin d’être anodin

Chez les consommateurs de la génération Z (18-29 ans), les préférences numériques dominent, mais le tableau est plus nuancé qu’il n’y paraît. S’ils sont les plus enclins à privilégier l’entrée en relation par portefeuille numérique ou par lecture NFC, et les moins susceptibles de souhaiter se rendre en agence, ils sont aussi les plus prompts à abandonner une transaction lorsque la vérification d’identité devient un obstacle — avec un taux d’abandon de 56 % qui traduit une faible tolérance à la friction, et non une fidélité à une méthode particulière.

Chez les Boomers (62-80 ans), le tableau est presque inversé : la préférence pour l’agence est la plus élevée, et l’aversion pour le numérique la plus marquée. Un quart des Boomers déclarent qu’ils n’ouvriraient pas de compte bancaire en ligne, contre 16 % sur l’ensemble de l’échantillon. La notoriété du Portefeuille EUDI est également la plus faible parmi toutes les tranches d’âge, à seulement 30 %.

Si la nécessité de proposer plusieurs méthodes de vérification d’identité restera déterminante dans un avenir prévisible, il est tout aussi indispensable que toute stratégie d’entrée en relation par portefeuille numérique intègre les différences démographiques. Une stratégie optimisée pour la génération Z peut stimuler l’adoption au sein de ce groupe, mais risque de faire fuir une part significative de la clientèle plus âgée. À l’inverse, un établissement qui maintient et/ou ne propose que la vérification en agence ou par téléchargement de document fidélisera ses clients plus âgés, mais perdra les plus jeunes, qui attendent une expérience plus rapide et moins contraignante.

Aucune de ces deux approches n’est réellement viable à long terme. La seule stratégie de vérification d’identité pérenne est donc celle qui les prend toutes en charge, de manière intelligente, depuis une couche d’intégration unique — comme la IDnow Trust Platform.

Pourquoi le portefeuille est déjà la 2e méthode préférée, même parmi ceux qui n’en ont jamais entendu parler

Le fait que 15 % des consommateurs choisiraient un portefeuille d’identité numérique comme méthode d’entrée en relation préférée, alors que 54 % n’ont jamais entendu parler du Portefeuille EUDI, mérite une attention particulière.

Cela révèle que le concept séduit déjà, avant même son déploiement en décembre 2026. Les consommateurs comprennent la proposition de valeur : vérifier une fois, présenter partout où c’est nécessaire, et ne partager que les données requises.

Pour les services financiers, ce constat est à la fois une opportunité et un avertissement.

L’opportunité : lorsque le Portefeuille EUDI sera lancé et que sa notoriété progressera, la préférence pour l’entrée en relation par portefeuille numérique augmentera presque certainement en parallèle. Les 15 % qui le plébiscitent déjà comme première méthode de vérification d’identité seront vraisemblablement rejoints par une part significative des 54 % qui n’en ont jamais entendu parler.

L’avertissement est tout aussi important : cette progression de la préférence pour le portefeuille n’éliminera pas les autres méthodes. La vérification en agence restera le premier choix d’un segment substantiel de la clientèle des établissements financiers. L’appel vidéo sera toujours privilégié par une minorité non négligeable. La lecture de la puce NFC progressera — notamment chez la génération Z — mais ne deviendra pas universelle.

Les établissements qui survivront ne seront donc pas ceux qui misent sur une méthode unique. Ce seront ceux qui disposent d’une couche d’orchestration capable d’orienter chaque client vers la méthode de vérification adaptée à sa situation, au niveau d’assurance requis par la transaction, sans rupture dans le parcours.

Ce que le paradoxe sécurité-friction implique pour la conception des parcours d’entrée en relation

Une statistique issue de l’enquête consommateurs sur l’EUDI Wallet vient potentiellement bousculer le discours standard sur la transformation numérique : 42 % des consommateurs déclarent qu’ils préféreraient davantage de contrôles d’identité si cela se traduisait par une sécurité renforcée. Près de la moitié de vos clients potentiels vous disent qu’ils préfèrent attendre un peu plus longtemps et se sentir en sécurité, plutôt qu’aller plus vite et se sentir exposés. Et cette préférence est largement partagée entre les tranches d’âge.

Pour la conception des parcours d’entrée en relation, cela signifie que l’objectif n’est pas nécessairement de réduire le nombre d’étapes de vérification, mais de faire en sorte que chaque étape paraisse proportionnée, justifiée et sécurisée. La friction, c’est une vérification qui semble arbitraire, répétitive ou excessive. L’assurance, c’est une vérification qui semble nécessaire, transparente et digne de confiance. La première génère de l’abandon. La seconde construit le type de relation client qui résiste à la transition vers le Portefeuille EUDI — et à tout ce qui suivra.

Répondre aux attentes de tous, en permanence

La IDnow Trust Platform se connecte de manière transparente au Portefeuille EUDI de chaque État membre de l’UE via une seule API, et gère la complexité de l’intégration, de la conformité et de l’évolution des standards — pour que vous puissiez vous concentrer sur la délivrance d’une expérience fiable à chaque client. Elle permet ainsi aux établissements financiers de :

  • Accepter les justificatifs du l’EUDI Wallet : vérification cryptographique des données d’identification personnelle (PID) et des attestations, en temps réel, dans l’ensemble des États membres de l’UE
  • Prendre en charge l’eID et la lecture de la puce NFC : pour la part significative des consommateurs qui privilégient la vérification par puce, et pour les cas à haut niveau d’assurance où les justificatifs du portefeuille seuls peuvent ne pas suffire
  • Assurer la vérification de document d’identité et la vérification biométrique pour les clients qui ne sont pas encore prêts à utiliser un portefeuille numérique, pour les situations transfrontalières où l’interopérabilité des portefeuilles est encore en cours de maturation, et pour les cas de repli que toute intégration rencontrera
  • Proposer l’entrée en relation assistée par vidéo : pour les 7 % qui préfèrent une vérification avec l’assistance d’un conseiller, pour les transactions à forte valeur qui justifient un niveau d’assurance supplémentaire, et pour les segments de clientèle pour lesquels une entrée en relation 100 % numérique n’est pas adaptée
  • Orchestrer intelligemment le routage entre les méthodes : en fonction de l’appareil du client, de sa localisation, des exigences d’assurance de la transaction et de ses propres préférences — sans que le client ait à comprendre la logique sous-jacente

IDnow est certifiée de manière indépendante aux niveaux d’assurance d’identité les plus élevés dans le cadre d’eIDAS 2.0, participe activement aux pilotes nationaux en France, en Allemagne et au niveau de la Commission européenne, et dispose de l’expertise réglementaire nécessaire pour maintenir votre intégration à jour à mesure que les standards évoluent, d’ici décembre 2027 et au-delà.

L’enjeu concurrentiel : agir maintenant

Les établissements qui s’engagent en premier dans la construction d’une entrée en relation à spectre complet seront en mesure d’offrir une expérience client sensiblement supérieure à ceux qui traitent l’EUDI Walle comme une simple case à cocher, sans faire évoluer le reste. Ils bénéficieront également d’un avantage en termes de données. Chaque interaction d’entrée en relation transitant par une couche de vérification orchestrée et intelligente génère des signaux — sur les préférences des clients, sur les points de friction, sur les méthodes qui convertissent et celles qui ne le font pas.

« La confiance se construit par la transparence et la démonstration d’un niveau de sécurité élevé. Le fait que les banques devancent les gouvernements dans la confiance des consommateurs reflète des décennies d’investissement dans une infrastructure financière fiable et sécurisée. L’écosystème du Portefeuille EUDI doit s’appuyer sur ces fondations — et non les concurrencer. » Uwe Stelzig, Directeur général DACH, IDnow

Une taille unique ne convient à personne. Les établissements qui construisent pour chaque client — pas seulement pour les plus à l’aise avec le numérique — seront ceux en qui les consommateurs auront confiance pour gérer leur identité à l’arrivée du l’EUDI Walle. Et la confiance, comme les données le montrent de manière constante, est le seul véritable moteur d’adoption à grande échelle.

Vous avez atteint la fin de la série « La Fracture de L’Identité Numérique ». Si ces contenus vous ont été utiles, le rapport complet va plus loin — avec des données ventilées par marché, tranche d’âge et niveau de notoriété, réparties en sept chapitres. Téléchargez-le dès maintenant, ou reprenez la série depuis le début :

FAQs

Quelles sont les méthodes de vérification d’identité les plus utilisées pour l’ouverture de compte bancaire en Europe ?

Selon l’étude consommateurs IDnow 2026, la vérification en agence reste la méthode d’entrée en relation la plus plébiscitée (22 %), suivie des portefeuilles d’identité numérique (15 %), du téléchargement de document avec selfie (12 %), de la lecture de la puce NFC (11 %) et des appels vidéo avec un conseiller (7 %). 21 % des consommateurs déclarent qu’ils n’ouvriraient pas de compte bancaire en ligne.

L’EUDI Wallet va-t-il remplacer les méthodes de vérification d’identité existantes ?

Non. L’EUDI Wallet deviendra une obligation d’acceptation pour les entreprises régulées d’ici décembre 2027, mais il ne remplacera pas les méthodes de vérification existantes. Une part significative des consommateurs — notamment les tranches d’âge les plus élevées — continuera à préférer la vérification en agence, assistée par vidéo ou par document. Les établissements doivent prendre en charge l’ensemble des méthodes depuis une couche d’orchestration unique.

En quoi consiste le processus d’entrée en relation via L’EUDI Wallet ?

L’entrée en relation via l’EUDI Wallepermet à un client de présenter un justificatif vérifié — tel que ses données d’identification personnelle (PID) — directement depuis son portefeuille numérique. L’établissement destinataire vérifie le justificatif de manière cryptographique, en temps réel, sans téléchargement de document ni revue manuelle. Le client peut divulguer de manière sélective uniquement les attributs requis pour la transaction concernée.

Comment les établissements bancaires doivent-ils concevoir leur stratégie d’intégration l’EUDI Wallet ?

Les établissements doivent construire — ou s’intégrer à — une couche d’orchestration prenant en charge l’ensemble des méthodes de vérification : justificatifs du l’EUDI WalleI, eID et lecture de la puce NFC, vérification de document d’identité et vérification biométrique, et entrée en relation assistée par vidéo. La IDnow Trust Platform, par exemple, oriente chaque client vers la méthode adaptée en fonction de son appareil, de sa localisation, des exigences d’assurance de la transaction et de ses préférences.

Qu’est-ce que la IDnow Trust Platform ?

La IDnow Trust Platform est une solution d’orchestration de l’identité qui connecte les organisations au l’EUDI Walle de chaque État membre de l’UE via une API unique, avec un routage intelligent sur l’ensemble des méthodes de vérification — portefeuille natif, eID, NFC, document et assistance vidéo. IDnow est certifiée de manière indépendante aux niveaux d’assurance eIDAS 2.0 les plus élevés et participe activement au développement du l’EUDI Walle aux niveaux national et de la Commission européenne.

Par

Le coût de la conformité : pourquoi 10 % des banques européennes ont disparu en deux ans ? 1

Jody Houton
Senior PR & Content M